Mon carnet de voyage en Egypte

 

Baguettes japonaises, Tokyo Smart

El Heiz

10 mai, 2005

Après avoir replier le camp nous repartons.
Badri me dépose sur la route dans un tout petit village vers les 8h30 où je prendrais mon bus pour Dakhla vers les 12h00.
En attendant je me promène au milieu des champs. Je croise un homme nommé Moustapha qui me montre ses animaux puis qui m'invite à  boire le thé chez lui. Sa maison est constituée de murs en terre et d'un toit en feuilles de palmiers sechées. Il me présente un de ses fils et une de ses fille ainsi que sa femme.
Moustapha pose un carré de tissu par terre afin que je m'assoie alors que tout le reste de la famille s'assoie sur le sol ! Puis sa femme m'apporte un thé avec des biscuits. L'instant me semble incroyable... ces gens qui m'accueillent si gentillement et qui m'offre le thé alors qu'ils ont une condition bien plus modeste que la mienne... c'est ça l'accueil à  l'égyptienne !
Puis je leur montre des photos que j'ai pris et prend des photos d'eux. Le père me demande mon appareil photo et part prendre une photo de sa femme ce qui fait rire tout le monde. Il me dit en souriant que je n'ai pas besoin d'aller à Bahariyya mais que je dois rester ici.
Je remercie tout le monde et repart ensuite avec son fils Mamdouha visiter le village. Il me montre une source d'eau chaude puis nous allons a la "Cafeteria" un petit magasin alimentaire tenu par Ashour Mohammed.
Je paie un coup a Mamdouha et lui promet de lui envoyer les photos de la journée. Je prend aussi des photos de la cafeteria joliement peinte et prend aussi une photo du propriétaire que j'envaierai également.
Je croise plusieurs clients dont 2 jeunes qui transportent des marchandises entre les différentes oasis et qui sont tombé en panne avec leur pick up en plein désert mais qui ont heureusement reussi à  redemarrer. Nous avons dû les aider à  redemarrer leur voiture en poussant... Ils n'ont vraiment pas peur !
Finalement le bus arrive et je salut tout le monde. Le prix du billet est de 35 LE. Dans le bus les gens regardent les superstars du catch americain... C'est sûr qu'avec ce genre de programmes les oasiens doivent avoir une sacrée image des occidentaux, entre les filles vulgaires à moitié à  poil et les gros couillons qui "combattent".
Sur la route il y a beaucoup de check points et à  chaque fois on me demande ma nationalité et d'où je viens. Je ne voudrais pas être americain et devoir le dire à  chaque fois dans le bus...
Les check points sont visibles de loin avec leur grosses antennes entourées de murs.
Nous repassons par le desert blanc puis faisons un arrêt rapide à l'oasis de Farafra.
Le paysage est inlassablement plat, sec et rocailleux et la route parait longue, longue...
Enfin nous passons par al Quasr situé a 35 km de Mout, ma destination finale.
J'arrive donc à  Mout puis à l'Hotel Fursan. J'ai une grande chambre avec 1 grand lit et 1 petit lit, une salle de bain pour 30 LE incluant le petit déj'. La chambre est grande et super propre ! En plus chose incroyable en Egypte il y a du papier toilette ! L'accueil est très sympathique.
Je me ballade dans la vieille ville en fin d'après-midi et attire une foule d'une dizaine d'enfants curieux venu me parler et me demandant d'où je venais etc... L'un d'eux me demande mon e-mail car il peut utiliser internet depuis son école où il apprend le français et l'anglais.