Mon carnet de voyage en Malaisie

 

Théières japonaises, Tokyo Smart

Ascension du Mont Kinabalu : jour 2

15 mars, 2006

Je me lève vers les 2h30 du matin, enfile mes chaussettes mouillées (et froides) et attend mes compagons de randonnées et mon guide à qui j'ai donné rendez-vous vers les 3 heures. Bonne nouvelle le ciel est clair !
Cette deuxième et dernière partie de la randonnées qui fait 3,2 kimètres de distance est totalement différente de la première. Il n'y a ici presque pas de végétation et nous devons grimper le long de grande surfaces planes en pente raide de granit assez glissant en raison de la pluie d'hier. Heureusement de longues cordes blanches ont été fixées le long du parcours afin de pouvoir s'agriper.
Au fur et à mesure que nous nous dirigeons vers le sommet du Low's Peak, situé à 4100 mètres (plus haut sommet d'Asie du Sud Est !) le temps se couvre et le verglas nous glace le visage. Une fois arrivés au sommet vers les 5h45 du matin, nous faisons face à d'énormes nuages qui bouchent la vue. Ce n'est pas aujourd'hui que nous verrons le lever de soleil. Du coup nous ne restons que 15 minutes au sommet de commençons la descente, assez dangeureuse en raison du temps et de la pente des parois.
Nous arrivons avec bonheur au Laban Rata Guest House vers les 7h15 pour manger un morceau et se réchauffer.
Nous repartons ensuite pour le Typohon Gate à 8h45 et arrivons vers les 12h15. Autant la montée s'était déroulée sans problème pour moi, autant les 2 derniers kilomètres en descente sont terribles ! Je ne sent plus mes jambes qui sont comme endormies et que j'ai donc beaucoup de mal à contrôler. J'ai beaucoup de mal à rester debout et chaque marche en descente est un périlleux exercice. De plus j'ai aux pieds ces basket achetée un Inde et que je bêtement n'ai jamais porté avant cette randonnée... Juste quelques dizaines de mètres avant Typohon Gate je tombe sur le cul et ne peut plus me relever avant quelques minutes ! C'est la première fois que je rescent une telle sensation, mes jambes n'ont plus l'énergie de me porter !
Finalement j'arrive quand même à la fin du parcours, prend le bus, mange un morceau à KK (Kota Kinabalu) avec Rob et le japonais puis rentre (doucement) à mon hôtel.  C'est de loin le truc le plu difficile physiquement que je n'ai jamais fait ! Le pire c'est que je ne suis pas super fatigué (dans le sens ou je n'ai pas sommeil), simplement mes jambes ne répondent presque plus et mes pieds sont garnis d'ampoules.
Le soir je tente de "réapprendre" à marcher au centre commercial (j'apprécie les escalators...), mange un morceau et vais me coucher